

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un auteur hors norme de la bd :Alec Severin.
Cet auteur belge aux multiples facettes est pourtant peu connu du grand public. Son lectorat est restreint mais fidèle, voire plus fidèle que l’auteur ne parvient à l’être vis-à-vis de lui (selon
ses dires !).

Issu d’une famille d’artistes, Alec Severin développe très tôt un talent inné pour le dessin. A l’âge de 14 ans, il exécute son premier travail d’illustration
qui sera publié l’année suivante sous le titre "It’s raining cats and dogs". A 19 ans, il réalise "A story of War" (150 pages dessinées en 9
jours !!) publié plus tard par Michel Deligne. Dans sa biographie, on peut citer Lisette (édité par les édition Delcourt en 1990) ; "La
Machine à explorer le temps" (adaptation de l’œuvre de H.G. Wells) et "Les Aventures de Harry" qui reste l'une de ses deux principales séries avec "Bill Cosmos".

Alec est un des rares auteurs actuels à éditer ses propres ouvrages grâce aux éditions Several Pictures qu’il a créé. Il est aussi quasi le seul
à connaître toutes les facettes des métiers de la bande dessinée puisqu’il est également scénariste, dessinateur, imprimeur et relieur.

Toutefois, la bd reste pour lui davantage un passe-temps qu’un gagne-pain. Son occupation principale reste l’illustration, domaine où il excelle. Avec un trait qualifié par
certains de rétro-réaliste, les albums de Severin ont ce petit goût suranné qui rappelle les albums de la vieille époque. Alec Severin est un auteur abordable et d’une très grande
gentillesse.

Récemment rencontré en festival, il a confié son désir d’arrêter la bd par manque de temps pour tout faire. Un choix a donc dû s’opérer. Selon lui, la bd qu’il
prépare accapare trop son esprit au détriment du temps consacré à ses convictions religieuses (il est Témoin de Jéhovah). En somme, la religion a eu raison d’un auteur au talent rare.
Certains pourraient voir cette décision comme de l’égoïsme. Mais je ne pense pas que ce soit le cas. Alec Severin crée des bds avant tout pour assouvir un plaisir personnel. A partir du moment où
le plaisir n’y est plus et vu que la bd n’est pas une nécessité pour vivre, on comprend mieux son choix qu’on ne peut que regretter tout en le
respectant.
Un site hautement conseillé pour en savoir plus sur l’auteur et ses œuvres.
Il va de soi que toutes les images sont la propriété
exclusive de l’auteur.
J’ai été voir "Sweeney Todd", le dernier film de Tim Burton inspiré de "Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street" (par Hugh Wheeler et Stephen Sondheim). J’en ressors avec un avis
contrasté. Si j’ai apprécié la mise en scène, les décors soignés ainsi que le jeu des acteurs, je n’ai par contre pas accroché à l’histoire de Sweeney Todd , ce barbier de Fleet Street (alias
Johnny Depp) qui joue les Jack l’éventreur en attendant patiemment sa vengeance.
Ce film porte clairement la griffe de Tim qui met en scène ses acteurs fétiches : Johnny Depp et Helena Bonham Carter. Ces acteurs sont aussi secondés par une
galerie de portraits hauts en couleurs.
Mais cette comédie musicale est plutôt inhabituelle puisqu’elle puise l’essence de ses chants dans le désespoir et l’horreur (ceux qui en sont friands ne seront pas déçus, ce qui n’est pas mon
cas). Cela donne des scènes chantées où le sang gicle de gorges béantes après le passage de la lame du barbier de Fleet Street. Rien n’est épargné au spectateur et les gros plans sur les gorges
sont légions. Je pense que ce film ne laisse pas le spectateur indifférent, ce qui donnera des avis tranchés (sans mauvais jeux de mots). Me concernant, je préfère nettement les autres
productions de Tim (dont l’excellent "Sleepy Hollow") même si la réalisation ne souffre aucunement la critique. C’est du Tim Burton pur jus !
Résumé :
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se
venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située
au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l'informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin. (source : allociné.fr)
Site officiel : http://wwws.warnerbros.fr/sweeneytodd/
"Nous sommes en Terre du Milieu ; toute la bande de la confrérie de
Belthil Nar s’est réunie pour une photo de groupe . . . Toute ? Non ! Car un vieux Hobbit traîne-patte résiste encore et toujours à l’envie d’être
photographié."
Ah non, tiens, le voilà . . . :-)

(Sur une idée de aranomendir)





On y pense que trop rarement mais chaque héros, tout Hobbit fut-il, ne saurait mener à bien ses nombreuses quêtes en Terre du Milieu sans une femme aimante qui attend patiemment son retour à la chaumière.
Cette femme d'exception est d’une patience d’ange. Son héros de mari absent (pour cause de virée avec ses compagnons d’arme dans les
tavernes le samedi soir oblige), elle s’occupe des tâches quotidiennes avec abnégation et sans ronchonner (vaisselle, aspi, payer les factures, nourrir le chat roux qu’elle n’a pas encore). Pour
ces raisons, j’ai choisi de sortir cette personne de l’ombre de Poughkeepsie et de lui dire : bon anniversaire Poughkeepsinette ! ;-)