Le grand retour de Gully !
Le 3 septembre sortira chez Dupuis "Les vengeurs d’injures", un nouvel épisode des aventures du petit Gully par Makyo et Dodier, les auteurs de Jérome K Jérome Bloch. Ce nouvel album, publié 18 ans après l’arrêt de la série, est l’occasion de revenir quelques instants sur cette bd qui n’a eu, à l’époque, qu’un succès d’estime. Injuste récompense d’une série tout public recelant pourtant de nombreuses qualités.
Gully apparaît dans la revue "Mercredi", le 3 décembre 1980. Ce petit héros mélancolique sera bien vite repris par les éditions Dupuis. Publié d’abord dans le magazine Spirou puis comme tome 9 de la collection "Carte blanche" de Dupuis, Gully aura droit à sa propre série qui comptera au final cinq albums parus entre 1985 et 1990.
Mais qui est Gully ?
Gully habite le paisible royaume d'Yridor, qui jouxte celui d'Onrifor. Dans ces pays règnent rires et bonne humeur ... même si les habitants des deux contrées sont rivaux. Les gens d’Yridor et Onrifor pensaient donc que rien ne pourrait entamer ce bonheur absolu. Jusqu’au jour où une femme informe le roi d’Yridor que tous les cent ans nait au royaume un enfant porteur d’une maladie hautement contagieuse : la mélancolie ! Quiconque s'approche de quelques mètres du malade et il devient lui-même mélancolique. Pour éviter tout risque de contagion, le Roi désigne un volontaire pour emmener l'enfant loin de ses terres. C'est ainsi que débute la fantastique aventure de Gully le petit mélancolique. Bien vite, il va faire la connaissance de Mollo, banni d’Onrifor car lui aussi atteint du même mal. Au fil de leurs aventures, ils vont rencontrer des personnages étonnants, comme le Blableur, étrange personnage vert qui porte chance ou malheur selon son humeur.
Il s’agit là d’une série bien sympathique évoluant dans un univers médiéval similaire à celui de Peyo (Johan et Pirlouit, les Schtroumpfs). On se laisse facilement emporter par ces histoires fantaisistes et innovantes qui se lisent avec amusement et un brin de nostalgie. Ainsi, l'univers de Gully fourmille de bonnes trouvailles (l'idée géniale de la mélancolie, le blableur,...), Makyo ne manquant manifestement pas d’idées pour la plus grande joie des petits et des grands.
On ne peut que se réjouir de la reprise de Gully par ses papas d’antan. Les albums qui touchent à la fois petits et grands par un ton original et réellement inventif ne sont pas légion. Souhaitons beaucoup de succès à ce nouvel opus. Cela décidera peut être Dupuis à rééditer les premiers albums.