Mercredi 23 septembre 2009
Pour varier la nature des articles publiés sur le
blog (et le rendre plus instructif par la même occasion), voici une petite note ornithologique (et, au passage, un petit clin d'oeil à certains de mes lecteurs!) ;-)
L’aigle de Haast (Harpagornis Moorei) est un oiseau de proie peu connu qui peuplait la Nouvelle Zélande il y a encore 600 ans. Avant l’arrivée des polynésiens vers le 11e siècle, la
faune endémique de cet archipel ne comportait que des chauves-souris comme seuls mammifères. Cette quasi-absence permit aux oiseaux de se développer et de prospérer dans ce coin du pacifique.
L’aigle de Haast est ce que le lion est à l'Afrique ou le tigre à l'Asie : un chasseur hors pair qui en faisait le prédateur dominant de ces îles. Sa proie favorite était le Moa, gros oiseau
aptère pouvant peser jusqu'à 200 kg (aujourd’hui disparu).
Découvert en 1871 par Julius von Haast, cet aigle avait une envergure moyenne de 3 mètres pour un poids moyen de 12 à 15 kg. Une récente étude a révélé qu’il était apparenté au
genre "Hieraaetus", groupe d’aigles qui dépassent à peine 1 m d'envergure et un poids de 1 kg. Son gigantisme est, selon des scientifiques, consécutif à l'absence de prédateurs
terrestres et à la présence de proies de grande taille.
L'extinction de l'aigle de Haast, aux environs du 15e siècle, résulte de la disparition progressive de ses proies causée par la forte prédation des Maoris sur les oiseaux aptères de l'île. Il est
aussi probable que les indigènes aient également chassé cet aigle perçu comme une menace.
Le souvenir de l'aigle de Haast est resté fort présent dans la tradition orale des Maoris, qui relate des oiseaux géants nommés "Te Hokioi" ou "Pouakai" capturant des enfants.

Cette note est aussi, vous l'aurez compris, une excuse pour publier un de mes derniers dessins. :-)
Par Pierig
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Publié dans : Gribouillis
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Petite gueulante sur la Poste belge dont ses tarifs ne cessent
d'augmenter pour des prestations en baisse. A l’époque, la poste s’occupait de l’acheminement du courrier. Le postier passait même deux fois dans la journée, de sorte qu’on pouvait envoyer un
courrier et avoir la réponse le jour même. Ce temps est révolu.
La poste aujourd’hui, c’est du courrier en retard (quand il n’est pas perdu). Il m’est arrivé de recevoir à plusieurs reprises des lettres qui ne m’étaient pas destinées (ni le nom, ni la rue, ni
le village ne correspondait !). Mais la Poste a tendance à délaisser son rôle premier. Le service de proximité est relégué aux oubliettes avec nombre de
bureaux fermés (celui de Louvain-la-Neuve a fait la une de la presse récemment).
La Poste, c’est avant tout une banque. On ne vient plus à la Poste pour acheter des timbres mais pour ouvrir un compte, effectuer des virements ou toute autre opération du même genre. J’en ai
fait l’amère expérience ce week-end. Dans le bureau, un seul guichet d'ouvert et trois personnes devant moi. Toutes les trois y venaient pour des opérations bancaires. Bref, j’ai dû attendre près
d’une demi-heure pour être servi en timbres. Je faisais un peu figure d’original.
Par Pierig
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Publié dans : De tout et de rien
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Mercredi 9 septembre 2009

A côté de Monsieur Jabot et ses acolytes (M. Pencil, M. Crepin ou M. Vieux Bois), Bécassine fait figure de petite nouvelle venue dans le monde de la bd. En effet,
beaucoup s’accordent pour dire que Rodolphe Topffer (1799-1846) est celui par qui la bd est née. Oh, évidemment, on ne parlait pas alors de "bande dessinée". Ce compatriote de Zep parlait plus
volontiers de "littérature d’estampes" pour décrire ses histoires formées de successions de scènes représentées graphiquement. Point encore de bulle, le texte figurait en dessous de chaque
vignette. Cette idée de génie de créer des histoires à partir d’images commentées a notamment été saluée par Goethe.
Son trait tient davantage de la caricature. D’ailleurs le comportement de ses personnages n’est qu’une belle farce grimant le milieu bourgeois, ce qui fait
ressortir le côté burlesque de ces récits vaudevillesques. Les situations virent souvent à l'absurde à la suite d’une succession de gags, quiproquos et de retournements de situation qui jalonnent
la course au paraître du personnage central. Les histoires se terminent souvent par un mariage mais cela n’est pas pour autant systématiquement synonyme de "fin heureuse".
Finalement, Topffer est bien plus que l’inventeur de la bd, c’est le père d’un nouveau mode d’expression auquel il a également défini des codes.
Voici les albums réalisés par cet auteur de bds avant l'heure :
1 - Monsieur Jabot - Monsieur Vieux Bois (1833)
2 - Monsieur Crepin - Monsieur Pencil (1837)
3 - Docteur Festus - Monsieur Cryptoga (1840)
A noter que ces albums sont disponibles aux éditions du Seuil. :-)

Autoportrait de l'auteur
Par Pierig
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Publié dans : Profession bédéiste
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Mercredi 9 septembre 2009
Après les petits cochons pour illustrer un feuillet
d'information, voici les petits chevaux pour en illustrer un autre. Pour visualiser la brochure, CLIQUEZ ICI. Comme
vous le remarquerez, mon dessin passe maintenant les frontières! :-)
Ce dessin est un projet non retenu pour la couverture de la brochure (notez que le dessin de couverture - qui n'est pas de moi- est assez
proche). :-)
Par Pierig
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Publié dans : Gribouillis
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En réponse aux menaces de mort par arbalète dont elle a été la cible, la reine Fabiola a exhibé une pomme lors
des festivités de ce 21 juillet (fête nationale belge).
Guillaume Tell n’a qu’à bien se tenir !
Par Pierig
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Publié dans : Rubrique politique
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Hé oui, Poughkeepsie l'Arpenteur n’est plus. Ce seigneur de Belthil Nar consacra sa vie à défendre la Terre du
Milieu contre les menaces venant de l'Angmar. Insectes monstrueux, araignées géantes, orcs incendiaires, trolls de pierres et dragons ne sont qu’une infime partie des nombreuses créatures
dangereuses qu’il combattit avec force et bravoure. Mais c’est une menace plus insidieuse encore qui eu raison de notre petit hobbit aux pieds velus. Le danger n’est pas venu de l’Angmar comme
attendu. Acculé, Pough (pour les intimes) dû se rendre à l’évidence, il était vaincu par un petit être innocent qui a su jouer de ses charmes. Pougkeepsie a, depuis ce jour, rangé les armes
et mis un terme à ses quêtes en pays d’Angmar pour se consacrer pleinement à son rôle de papa. Un nouveau game play dans la real life . . . Félicitations encore !